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BIO/PARCOURS TRIATHLÈTE DENIS CHEVROT

J’ai commencé le triathlon lors de la saison 2010-2011 en prenant le départ d’un triathlon sprint en n'ayant jamais roulé ni couru. Attiré depuis toujours par la distance IronMan, j’ai décidé de m’inscrire à l’IronMan Regensburg (Allemagne) qui avait lieu le 07 Août 2011. Je me consacre pendant huit mois à la préparation de cette épreuve. Je termine 24ème au classement général et premier de ma catégorie (18-24ans). Cette place était synonyme de qualification à Hawaii.

En accord avec mon entraîneur, Christophe Bastie, j’ai décidé de ne pas valider cette qualification.  En effet, nous pensions que faire deux IronMan en deux mois et pour une première saison de triathlon serait trop.

Même si 2011 est ma première année de triathlon, j’ai pratiqué la natation pendant quinze années, dont neuf en sport études.

L’année 2012 est ma première année en tant que Triathlète Professionnel, même si je poursuivais mes études en Génie Civile à la faculté d’Angers. Je valide mon Master 1 et fait tout de suite un très bon résultat à l’IronMan Floride en prenant la 5ème place.

L’année 2013 est marquée par l’obtention de mon Master 2 en Génie Civil, mais surtout par ma 4ème place à l’IronMan Arizona en 8h09.


Denis CHEVROT né en 1988 (nationalité Française)
Entré dans le team lewatt en 2014
Performances de l'année : DNF Ironman Hawaii 1 - Emeraude Tri Race 1 - 70.3 Dublin 5 - IM United Kingdom 3 - 70.3 Luxembourg
Objectifs de l'année : Qualification pour Kona
Palmarès : Emeraude Tri race 2015 Ironman70.3 Dublin 2015 Ironman Busselton 2014
Lieux d'entrainement préférés : Partout
Points fort : Course à Pied
Points faibles : Vélo

BLOG TRIATHLÈTE DENIS CHEVROT

07/11/2015 : De retour en Australie

Comme l'an passé, je vais terminer ma saison down under. J'ai deux courses au programme, l'Ironman70.3 de Mandurah et l'Ironman Western Australia (Busselton). La première épreuve a lieu dimanche. Départ à 23 heures, samedi, en France. 

J'avais déjà fait l'half en 2014, le parcours étant identique je vais pouvoir voir les progrès réalisés (ou non) durant cette année.

Ces deux épreuves sont l'occasion de marquer des points pour le Kona Pro Ranking en vue d'une nouvelle qualification à Hawaii en 2016. Cette qualification sera mon objectif jusqu'à la fin juillet.

A bientôt,

Denis. 

 

 

 

 

 


11/10/2015 : Hawaii 2015

Samedi dernier j'ai pris part pour la première fois à l'Ironman d'Hawaii... Et j'ai bâché! Je n'étais pas bien en natation, je suis malgré tout sorti avec le gros de la troupe, et encore moins bien sur le vélo. Le corps ne répondait pas, impossible d'accrocher un groupe ou un athlète, impossible de faire monter les pulsations. Pourquoi? Je ne sais pas, rien ne laissait présager cela! Je suis déjà aller faire quelques tests à l'hôpital du coin (ça m'a couté un bras, un oeil et une jambe. C'est dans ces moments là où l'on prend vraiment conscience de la chance que l'on a en France d'avoir tous accès aux soins). Je suis très déçu de ne pas avoir fini, de ne pas avoir pu retranscrire sur cette course ce qui a été mis en place à l'entrainement et de ne pas avoir été à la hauteur de cette course. Je remercie toutes les personnes qui m'ont envoyé un message d'encouragement avant l'épreuve et également celles qui ont eu des paroles sympathiques après cette désillusion. Comme le disait Guillaume d'Orange-Nassau "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer", I will be back.

Denis.

 

 


14/09/2015 : Dublin/Hawaii/LOOK 796/Emeraude tri race

Bonjour à tous,

Je  vous avais laissé sur mes aventures guignolesques de l’autre côté de la manche. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts…

Pour assurer ma qualification à l’Ironman d’Hawaii fin juillet, je devais faire au pire quatrième à Bolton. Ma cinquième place n’a donc pas été suffisante. Pour tenter d’être dans les dix derniers qualifiés du mois d’août, je pensais qu’il me fallait environ 500 points de plus au Kona Pro Ranking. Je suis donc allé participer à l’Ironman70.3 de Dublin qui était un p750 (750 points pour le premier, 620 pour le deuxième, 540 pour le troisième,…). L’objectif était donc de terminer dans les trois. Et celui-ci a été plus que réussi puisque j’ai remporté l’épreuve !

Je vais donc participer le 10 octobre prochain au championnat du monde Ironman à l’autre bout de la planète ! Pour la petite histoire, même sans recourir j’aurais eu assez de point pour être qualifié fin août. Ma victoire en Irlande n’a donc servit à rien… En terme de point ! 

Mon partenaire vélo, LOOK, avait prévu  de m’offrir le dernier vélo  « contre la montre » (lancé officiellement fin août lors de l’Eurobike) en cas de qualification. J’aurai donc la chance de chevaucher le LOOK 796 (cf photo) à Kona, j’en suis très content ! Pour plus d’informations, concernant cette machine, cliquer ici.

J’ai reçu mon nouveau vélo jeudi et j’ai déjà fait une  épreuve avec, puisque j’ai participé ce dimanche à l’Emeraude Tri Race. Un triathlon format half en Bretagne organisé de main de maître  par l’association Emeraude Event et dont la réputation du ravito final n’est plus à faire wink  Et pour ma première épreuve avec ma nouvelle monture, je n’ai pas été très bon sur la partie vélo… Je suis sorti en tête de l’eau avec environ une minute d’avance sur mon premier poursuivant. Je m’élance donc leader sur un parcours composé de trois boucles. A la fin de la première j’ai encore 25 secondes d’avance sur Arnaud Guilloux, après la deuxième j’ai une minute trente de retard et à la fin du vélo j’ai un déficit de quatre minutes. J’arrive malgré tout à combler ce fossé et à m’imposer sur cette belle épreuve grâce au meilleur  temps course à pieds du jour. Arnaud Guilloux se classe deuxième, mes copains du team LeWatt trois et quatre (Guigui et Arthur) et mon ami Julien 6eme et premier vétéran. A noter également la deuxième place de Linda chez les féminines, quatre semaines après l’Embrunman, et cela en courant sur ses allures Ironman.

A bientôt pour de nouvelles aventures au milieu du pacifique. smiley

Denis. 


22/07/2015 : Les aventures d'un guignol en Angleterre!

Dimanche dernier j’ai pris le départ de l’Ironman UK avec comme objectif de me qualifier pour l’Ironman d’Hawaï. Pour une fois mon récit ne portera pas que sur la course, mais sur l’ensemble de mon voyage de l’autre côté de la Manche.

Je décolle de Lyon le jeudi en fin de matinée, ce premier vol me conduit à Bruxelles où je reste en transit quatre heures (j’ai préféré assurer le coup afin que mes bagages me suivent). Comme prévu j’atterris  à Manchester à 17h15, mon vélo m’a suivi dans la soute, je suis content.  Les consignes de Christophe Bastie (mon entraîneur) sont de remonter le bike et d’aller rouler le soir même, une heure, pour vérifier qu’il n’y a pas de problème. Ca commence mal, il me faut deux heures pour récupérer la  voiture de location chez Europcar, il y a des bouchons sur la route, je dois faire des courses pour manger, j’arrive donc à destinations vers 20h45. Je vérifie  qu’il n’y a rien de cassé dans le carton transportant mon matériel, tout à l’air ok, je décide de faire le montage et d’aller rouler le lendemain. Je passe une bonne nuit…

Au réveil je prends un bon petit déjeuner, et je commence le montage. Tout va bien jusqu’à ce que je me rende compte que j’ai oublié une partie de la potence en France !! Comme elle est spécifique à mon vélo LOOK, je ne peux pas aller en acheter une dans le premier magasin venu. Ni une ni deux, j’appelle mon ami PYF qui bosse chez LOOK. Après avoir contacté le distributeur UK qui n’en a pas en stock, il décide de me faire parvenir deux potences avec deux transporteurs différents pour être certain que je reçoive au moins un des deux colis avant le lendemain midi. Je suis soulagé !

Je retourne à l’aéroport de Manchester pour récupérer Anaïs qui est aussi du voyage. L’attente dure un peu plus longtemps qu’espérée puisque sa valise a décidé de rester en transit. Entre temps PYF me rappelle pour me dire qu’aucun transporteur ne peut livrer avant lundi, et m**** !! Avec ma chérie on décide d’aller sur le site de la course peut être que les mécanos sur place auront la pièce manquante ? Et bien non ! Ces derniers essayent de fabriquer une pièce à partir d’une potence « normale ». Après un peu plus de quatre heures d’efforts, on doit se rendre à l’évidence, ça ne fonctionne pas. Je file donc voir les organisateurs pour qu’ils m’aident à trouver un vélo de prêt. Une vingtaine de vélociste a été contacté, aucun n’a pu/voulu m’en prêter un. A ce moment, je suis bien dégouté et je ne vois pas comment je vais pouvoir prendre le départ dans 36 heures. C’est finalement Gael Mainard (mon manager) qui sera mon sauveur, il m’a apporté la potence de France !!  Il est parti en train de Clermont Ferrand le samedi matin pour prendre l’avion à Paris. Son train faisant un arrêt à Nevers, PYF est venu lui apporté la pièce sur le quai de la gare… Merci les mecs vous avez géré !!!!

Le samedi matin en attendant Gaël, je vais nager sur le site de la course, j’en profite pour déchirer ma combinaison… Avec un morceau de gros scotch ça fera l’affaire ! Après cela on retourne à l’aéroport pour récupérer Gael et la valise d’Anaïs. Je me rase les jambes sur le parking chaque minute est comptée. En effet le parc à vélo ferme à 16 heures, on doit passer avant à T2 pour poser les affaires de course à pieds et filer ensuite à T1 pour poser le vélo. Sur l’Ironman UK la T1, la T2 et l’arrivée ne sont pas au même endroit, ce serait trop simple ! J’ai obtenu un délai de l’organisation pour poser le vélo à 17h30. Lorsque ce fut chose faite, on décide d’aller reconnaître une partie des 180 kilomètres (j’aurais aimé le faire en entier, mais je n’ai pas pu faute de temps).

Le dimanche, jour de course, le réveil sonne à 3h41. J’ai dormi comme un bébé et je n’étais pas le seul. Après un désormais traditionnel bol de riz on prend la route sous la pluie et avec le vent.

Le parcours natation est composé de deux boucles de 1900 mètres avec une sortie à l’Australienne. En vélo, le tracé propose un peu plus de 1600 mètres de dénivelé positif pour un gros 1400 de dénivelé négatif. Les 180 kilomètres sont découpés en un aller d’environ 16 kilomètres, puis deux tours et une dernière ligne droite de huit kilomètres. Le marathon offre un dénivelé de 358 mètres (à ma montre), il se fait sur un aller puis sur une boucle à faire trois fois.

En natation, malgré le petit kilométrage des jours précédents, je me sens bien. Je nage au coude à coude avec C.Fraser pendant 700 mètres puis je reste dans les pieds. Je prends un relais environ 700 mètres plus loin. J’en profite pour accélérer l’allure et faire des changements de rythme. Le deuxième tour est plus compliqué puisque l’on est obligé de zigzaguer afin de doubler des groupes d’âges. Je sors deuxième de l’eau, à quatre secondes, derrière le futur vainqueur D.Mac Namee. C.Fraser est une vingtaine de secondes plus loin.  

A la sortie je bouche ces quatre secondes. Anaïs me dit de bien me couvrir car il fait très froid, j’enfile donc un maillot de vélo et des manchettes. Lors du dernier virage pour rejoindre mon vélo je glisse et je chute ! Sur le coup j’ai bien mal, mais je me relève directement et je ne sentirai rien sur le reste de l’épreuve.

Le premier aller en vélo est assez plat, C.Fraser revient rapidement sur nous. Avec D.Mac Namee nous nous relayions en tête de course. Au niveau du temps c’est le déluge, il fait froid (sept degrés à mon compteur, ça change de la chaleur Stéphanoise), il pleut, je suis gelé, j’en arrive à me demander ce que je fais là. Le fait de me dire que c’est pareil pour tout le monde me réconforte ! Au pied de la grosse bosse du parcours C.Fraser attaque, j’essaye de suivre mais je vois que le rythme est trop élevé pour moi je reste donc sagement dans mon tempo. Cinq kilomètres après, D.Mac Namee attaque à son tour. Même combat,  je reste sur mon tempo. Après une heure sur mon LOOK je suis tellement gelé que j’ai du mal à passer les vitesses et que je n’arrive pas à attraper mes barres dans ma poche arrière. J’arrive cependant à rester dans ma course. Vers le 60ème kilomètre, je déraille, malgré la patte anti déraillement, en pleine montée. Cette même patte, qui sur ce coup là ne m’a servi à rien, me gêne pour remettre ma chaîne, je laisse un peu de temps sur la route mais je reste troisième. Vers le 70ème Gael et Anaïs m’annoncent quatre minutes de retard sur la tête. Au bout de deux heures sur le vélo, la pluie cesse, quelques rayons de soleil pointent le bout de leur nez, je me réchauffe un peu et forcément je commence à me sentir mieux. . Au 120ème j’ai six minutes trente de retard sur la tête et deux minutes d’avance sur le quatrième. Au 150ème je n’ai plus que 5’30 de retard sur la tête et j’ai repris une minute sur mon poursuivant. Par contre au 160ème le parcours passe par un raidard qui m’explose les jambes, après celui-ci je n’ai plus de jus (à partir de là et jusqu’à la fin du vélo je perds sept points sur ma moyenne de puissance). En arrivant sur le dernier rond point, je ne sais pas quelle sortie prendre, je vois des cônes sur la première j’y vais… Quelques centaines de mètres plus loin un spectateur en vélo me rattrape et me dit que je me suis trompé de route ! Il me dit également que je peux couper pour me remettre sur le parcours, mais je préfère faire demi tour et me remettre en conformité correctement. Pendant ce temps là le cinquième et le quatrième me sont passés devant. Vu la façon dont j’ai couru le marathon, ne pas me tromper de route n’aurait rien changé à ma place finale, mais sur le moment ça met quand même un coup au moral. Je ne suis pas le seul à qui cette mésaventure est arrivée. Les filles qui étaient deuxième et troisième se sont retrouvées à un moment dixième !!!

Sur la deuxième transition je ne suis pas très efficace, je me trompe même de sac et je ne m’en rends compte qu’au moment de tout déballer… Le temps de tout ranger et de retourner chercher le bon me fait perdre encore quelques secondes.

Je m’élance à neuf minutes de la tête et deux minutes du quatrième, Victor Del Corral. Je n’ai pas réussi à courir de la façon souhaitée, je n’avais plus de jus. C’est la première fois que ça m’arrive et c’est très frustrant. Je cours le marathon en 3h05 avec une moyenne de pulsations à 132 battements par minute pour un maximum à 143. A titre de comparaison,  à Busselton j’avais fait 151 bpm my et un max à 173. J’arrive malgré tout à conserver cette cinquième place et je termine la course en 9h09.

Ce résultat ne suffira certainement pas à être qualifié fin juillet pour Kona. J’avais dit que je ne tenterais pas de passer fin août s’il me manquait des points, mais j’ai changé d’avis. Je pense aller faire un half d’ici quelques semaines pour ne rien regretter fin août !

Pour terminer ce séjour en Angleterre en beauté, les bagages d’Anaïs et les miens ne sont toujours pas arrivés !!

A bientôt pour de nouvelles aventures smiley !!

Denis.

 

 

 


01/05/2015 : Forfait à Aix

J’avais attendu le dernier moment pour m’inscrire, en espérant une guérison, mais je dois me résoudre à ne pas être au départ, dimanche, de l’half Ironman d’Aix en Provence. Dommage, la start-liste est très belle et j’aurais bien aimé matcher contre tous ces athlètes. Je suis également contraint au forfait pour l’Ironman du Brésil qui a lieu le 31 mai prochain.

Ma rentrée sportive se fera donc sur l’Half Ironman de staffordshire, en Angleterre, le 14 juin prochain. J’irai ensuite participer à l’Ironman de Bolton ou à celui de Zurich, les deux  se déroulant pendant le mois de juillet.

A bientôt,

Denis. 


09/12/2014 : Victoire sur l'Ironman de Busselton!

Dimanche 7 décembre dernier j’ai donc remporté l’Ironman Busselton. Voici un compte rendu de cette journée :

Le départ de l’épreuve étant prévu à 5h30, j’ai choisi de mettre le réveil à 3h16. Pour la première fois avant un Ironman, j’ai du mal à m’endormir la nuit précédant la course. J’ai trouvé le sommeil vers 22H30 environ. Je me réveille dès la première sonnerie et je me sens d’attaque. Je mange mon traditionnel bol de riz et on se met rapidement en route pour le parc à vélo. (Je me suis aussi lavé les dents, j’ai également été au toilette, mais je pense que ceci ne vous intéresse pas J ).

Rachel (mon hôtesse en Australie), Anaïs (ma chérie) et moi arrivons vers 4h30 sur le lieu de transition. Je gonfle les pneus, je place les powerbars sur la selle, je pose les bidons, j’allume le GPS et … je suis prêt ! J’ai encore une grosse demi heure avant le départ, j’en profite pour faire un petit footing d’échauffement de 10-15 minutes. J’enfile ma combinaison et direction la plage et l’océan pour faire tourner les bras. Comme avant Mandurah je me sens très bien dans l’eau.

La natation consiste en un aller-retour le long d’une jetée. A 5h30 précise le départ est donné. Je ne fais pas un bon start et je me retrouve  légèrement enfermé dans le paquet. C.Fettell et C.Kemp prennent deux longueurs d’avance, je me décale et accélère la fréquence afin de recoller. Lorsque c’est chose faite, j’en profite pour rester dans les pieds. Je me sens bien,  je fais attention à ma technique, j’alterne les respirations tous les deux et trois mouvements afin de bien m’oxygéner et j’utilise un battement deux temps pour économiser mes jambes.  Après environ 2,5 kilomètres dans cette position, je trouve que le rythme commence à faiblir et C.Kemp à faire le yoyo dans les pieds de C.Fettell, je prends l’initiative de passer devant et de relancer.  C.kemp sera lâché et je sortirai premier de l’eau avec six secondes d’avance sur mon compagnon d’échappé (Romain tu me dois un coup à boire ;) ) et une quarante sur le groupe de poursuivants qui contient tous les favoris.

Je sors rapidement de l’eau, je n’ai pas de problèmes pour enlever la combinaison, je cours vers mon P5, je prends les powerbars que je mets dans le garde manger et en avant Guingamp. Je sors de T1 au coude à coude avec C.Fettell.

Le parcours tout plat est composé de deux boucles avec 11 demi-tours! En montant sur le vélo, je sais que l’Australien va rouler fort dès les premiers kilomètres et je ne me  trompe pas. Je n’essaye même pas de le suivre, je me mets sur mon rythme. J’ai toujours un peu de mal au début  du vélo et comme je sais que le groupe de chasse va revenir, je prends le temps de bien me mettre dedans ;  si j’étais entrain de nager, je dirais que je pose ma nage. Le groupe de chasse, composé de six athlètes, me reprend vers le 15ème kilomètre et je suis chaud ! J L’objectif maintenant pour moi est de craquer le plus tard possible… Plus je tiendrai, meilleur mon résultat sera. Comme d’habitude je me retrouve dernier du groupe de tête. Pas à cause du drafting, les douze mètres ayant été respectés par tout le monde, mais du fait que je subis les relances et les changements de rythme. Vers le 70ème kilomètre trois athlètes recollent au groupe, M.Thomschke (deuxième ici l’an passé derrière Jérémy) prend directement la tête et roule fort. Je sers les dents, je me doute qu’il ne va pas imposer ce rythme longtemps, sinon il nous aurait rattrapé bien avant. Et je ne me trompe pas, après dix minutes le rythme se relâche. Au 90ème kilomètre nous sommes toujours un groupe de dix et Fettell compte deux minutes d’avance. Vers  le 110ème R.Guillaume attaque ! Je m’y attendais et je suis donc prêt à faire un effort pour ne pas me retrouver tout seul. Pendant 5 à 10 minutes le groupe essaye de suivre puis relâche, M.Thomschke en profite pour se faire la malle derrière Romain. Nous reviendrons rapidement sur lui. Une fois rattrapé, le rythme est entrecoupé d’accélérations et de ralentissements. Comme je n’aime pas ça, je passe en tête et je me mets au train pendant environ 20 minutes. Lors d’un demi tour je vois que tout le monde est toujours là (Fettell, après s’être fait rattrapé par Romain, abandonne victime de crampes) et j’arrête de pédaler pour que d’autres athlètes passent. On doit être vers le 130ème kilomètre, à ce moment je subis un coup de moins bien, je me force à manger deux barres et à boire. Cette petite défaillance est vite passée et personne n’a rien vu J. Par contre je remarque que j’ai de plus en plus de mal à manger. Vers le 140ème kilomètre, au niveau d’un ravitaillement, je ressens que tout le monde commence à avoir du mal et comme il me reste un bidon et qu’il y a encore une aide station plus loin, j’attaque à mon tour. C’est la première fois que je suis capable d’attaquer à vélo pendant un Ironman. Je suis content !! Mais ça n’est pas facile, et lorsque je me demande si je n’ai pas été un peu prétentieux de tenter de partir seul, on m’annonce Romain à une minute. Ca me met un coup de booste et je relance la machine. Comme quoi, des fois ça ne se joue pas à grand chose… Je reprends Romain, je l’encourage mais il a l’air d’être dans le dur ! Jusqu’à la fin du vélo j’appuie sur les pédales pour augmenter au maximum l’avance avant la deuxième transition. Je sais que je prends un risque, mais je me rappelle qu’à Port Macquarie j’avais couru le marathon en 2h50 en ayant posé le vélo complètement sec !

J’arrive au parc seul en tête et avec 1minute 30 d’avance sur le groupe de chasse, qui ne compte plus que cinq unités. Encore une fois je ne traîne pas.

Le marathon se déroule sur un parcours plat de quatre boucles de 10,5kilomètres. Je n’ai pas trop mal aux jambes, mais j’ai l’impression de ne pas être dans le rythme. J’essaye de remanger une moitié de powerbar, mais je suis incapable de l’avaler ! Je prends le parti de la laisser fondre dans la bouche.  Après deux kilomètres je regarde ma montre et elle m’annonce 13,5 de moyenne. J’avais l’impression de ne pas être dans l’allure mais je ne pensais pas être aussi lent… Ca va être dur ! Même pas 50mètres après avoir regardé mon chrono, je sens une vibration sur le poignet, je le regarde de nouveau « GPS activé » ! Ahhhh ! Je fais un lap et je vois que tout va bien et que je ne suis pas si lent que ça ! ouf ! Après 7 km, je n’ai toujours pas réussi à avaler cette foutu powerbar, je commence à avoir envie de vomir, je finis par la recracher… Même si l’envie de vomir est passée, je n’arrive toujours pas à manger, je tourne au coca. Heureusement j’ai laissé quatre bouteilles de 50cl, dans le ravito « special needs » que je peux prendre une fois par tour. Je me sens bien mieux dans la deuxième boucle et je vois que je recommence à prendre du temps face à mes poursuivants. Dans la troisième  je commence à être dans le dur, mais je continue à faire le trou. A la fin de ce tour, Anaïs m’annonce que le tracker prévoit une arrivée en 8h00’55’’… Mais je suis trop sec pour relancer. Mon allure sera décroissante jusqu’à la finish line, elle sera cependant toujours plus élevée que celle de mes poursuivants. Je termine la course en 8h05’58’’ et en améliorant mon record d’un peu plus de 3 minutes. Le Suédois P.Nilsson et l’Allemand P.Bittner complètent le podium.

Je suis content d’avoir remporté mon premier Ironman, qui plus est sur une épreuve dont le précédent vainqueur (Jérémy Jurkiewicz) est également un Multriman ! Le trophée reste dans la famille !!! Après la cérémonie protocolaire j’ai eu le droit à mon premier contrôle anti-dopage ! J’en suis ravi ! smiley Cette victoire me rapporte 2000 points. Avec l’half de Mandurah, j’en possède  donc maintenant 2500. Ils m’en manquent environ 1000 pour espérer aller jouer dans le pacifique en octobre prochain…

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année, et de vous dire à l’an prochain!!!! J

Denis.


06/12/2014 : Ironman Busselton

Quatre semaines après l’half de Mandurah il est déjà l’heure de remettre un dossard. Demain je participe à l’Ironman de Busselton. Avec ces deux épreuves, je vais avoir augmenter mon taux de participation 2014 d’au moins 30% !

 

Je me suis plié au traditionnel jeu de questions/réponses avec le coach, à voir ici.

Pour suivre la course c'est . Bib/dossard 16 pour moi. 

 

Les favoris pour cette épreuve sont les Australiens D.Dellow, J.Gambles et le Français R.Guillaume. Il faudra également suivre les Allemands M.Thomschke, P.Bittner et les nombreux Australiens qui voudront briller sur leur épreuve.

A noter également que J.Shortis prendra le départ de son 83ème ( !!!!!!!) et dernier Ironman.

 

A demain dans, je l'espère, un pas trop mauvais état. :)

 

Denis


12/11/2014 : Half de Mandurah

Dimanche dernier j’ai donc pris le départ de l’Ironman70.3 de Mandurah en Australie. Je me classe septième (suivre le lien pour avoir les résultats), ce qui me rapporte 500 points dans la course à Kona 2015 (soit autant qu’une victoire sur de nombreuses courses en Europe !). C’est donc une bonne opération comptable. Place maintenant à la récupération puis à la préparation en vue de l’Ironman Busselton le 7 décembre prochain. Vous pouvez lire mon compte rendu de course sur TRIMES et voir la vidéo de l’épreuve sur Youtube.

 

 

 

 

 


08/11/2014 : On the road Again

Après un peu plus de trois mois sans mettre de dossard, je serai demain au départ  du 70.3 de Mandurah, en Australie. Quatre semaines après je participerai à l’Ironman Busselton, toujours down under.

 

Peu d’athlètes « pro » seront au départ, mais la qualité de ce plateau est très élevée !! Comme favori, on peut citer Craig Alexander (quintuple champion du monde IM et 70.3), Mickael Raelert (double champion du monde 70.3), Brad Kahlefeldt (double champion du monde ITU), Tyler Butterfield (vainqueur tri Abu Dhabi). Parmi les outsiders de luxe  on a Luke Bell, Chris Kemp, John Polson, Tim Reed…  Voilà, j’ai cité presque toute la start list ! Je vais bien entendu essayer de me faire une place parmi tout ce beau monde.

 

Chez les filles c’est du copié collé ! Petite start list de part le nombre mais très grosse de part le talent. Les favorites sont Mélissa Hauschildt (double championne du monde 70.3), Rachel Joyce (Victoires IM & 70.3) , Caroline Steffen (Victoires IM & 70.3), Radka Vodickova (Victoire 70.3) et Jeanne Collonge ( Victoires à Embrun, sur 70.3, ….).

 

Le départ a lieu à 6h30 heure Australienne (23h30 heure Française). Mon dossard est le 16.

 

A bientôt,

 

Denis. 


05/07/2014 : A Frankfurt, ça passe ou ça casse!

Deux mois et deux jours après l’Ironman d’Australie, je serai au départ de l'IM Frankfurt. C’est la première fois depuis mes débuts dans le triathlon que je vais participer à deux épreuves de ce type dans la même saison. Cela sera intéressant de voir la capacité de mon corps à encaisser ces deux courses dans ce laps de temps.

En début de saison, et suite à ma quatrième place sur l’IM d’Arizona,  j’ai décidé d’axer mon année sur une qualification à Hawaii. Pour ne pas enchaîner les courses et arriver « cramé » sur cette course mythique, je vais tenter le all-in demain ! Soit j’ai les points (on saura fin juillet) et je peux préparer sereinement Kona, soit je ne les ai pas et je me concentre sur une qualification pour 2015. Il y a encore une semaine j’avais prévu, de ne rien prendre pour réparer en cas de crevaison, et d’aller participer à l’IM UK à la fin du mois. Mais en voyant la course de J.Jurkiewicz, qui la semaine dernière à Nice a terminé après deux chutes, une crevaison et un hématome qui a formé une « boule de pétanque » sur la hanche, j’ai pris un boyau de secours !

J’ai choisi de participer à  l’IM de Frankfurt car c’est une épreuve qui offre beaucoup de points. Qui dit beaucoup de points, dit grosse start-liste ! Je pars du principe que si je ne suis pas apte à gagner demain les points qui me manquent, ça ne sert à rien que j’aille me faire ridiculiser en Octobre sur l’archipel d’Hawaii.  Il me faudrait un top 8 pour espérer figurer dans les 40 premiers athlètes « pro » à être sélectionnés. Et quand on regarde les forces en présence, c’est loin d’être gagné.

L’un de mes autres critères de choix quant à cette course était que tous les athlètes « pro » devaient se soumettre à une prise de sang avant le départ, manque de bol, il n’y en a pas eu cette année !!!

Les favoris pour cette course sont F.Van.Lierde (tenant du titre à Kona), S.Kienle (3eme à Kona en 2013 et double tenant du titre mondial sur 70.3), A.Raelert (Meilleure performance mondiale sur la distance en 7h41), J.Frodeno (Champion Olympique 2008), J.Rafael (2eme ici en 2013). En outsider on trouve R.Schildknecht, B.Diederen, J.Petersenbach et j’en passe…  Outre le top 8, j’ai pour objectif de franchir la ligne en ayant tout donné et si c’est le cas j’aurais le sourire quoiqu'il arrive :)

A bientôt,

Denis.


07/05/2014 : Cinquième sur l'IM Port-Mac

Dimanche dernier j’ai pris le départ de l’Ironman Port Macquarie en Australie. Je suis arrivé sur place trois semaines avant la course, ce qui m’a laissé le temps de prendre connaissance des parcours..

Je termine quatrième « Pro » et cinquième au général. Pour revenir rapidement sur la course, je suis sorti en tête avec Luke Bell de la partie natation. Dès le début du vélo je le laisse partir (enfin, je devrais plutôt dire qu’il ne m’attend pas J ). Après cinquante minutes, on m’annonce 3 minutes de retard. Il ne fait pas semblant devant, surtout que les écarts avec mes poursuivants se maintiennent. Au 35eme kilomètre, l’attache rapide de ma chaîne décide de s’en aller… Le temps de retrouver les deux morceaux et de réparer me fait perdre tout espoir quant au classement final… Mais je ne suis pas venu en Australie pour acheter du terrain alors je repars au-delà de la 10eme place. Je fais le vélo tout seul en prenant un sacré coup de bambou sur la dernière heure (219 watts pour les amoureux des chiffres).  Assez bizarrement, j’ai les jambes en course à pieds, je cours en 2h50, mais il manque 500 mètres. Le parcours était difficile et la présence du vent n’a rien arrangé ! Je termine donc cinquième en 8h44, ce qui n’est pas si mal vu le temps perdu sur le vélo.

Concernant la chasse au point pour le Kona Pro Ranking, je ne fais pas une mauvaise affaire car je marque 960 points, mais je ne fais pas une bonne affaire non plus puisque je suis loin d’être qualifié ! La suite de mon calendrier est actuellement à l’étude.

Quelques photos de la course sont disponibles ici.

Merci à Simon qui est venu de Brisbane pour me tenir compagnie pendant cinq jours.

A bientôt,
Denis.